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bolivarrennais
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Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
19.03.2008
Dernière mise à jour :
13.05.2008
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beau week end

Posté le 13.05.2008 par bolivarrennais

la mona

Posté le 13.05.2008 par bolivarrennais

photo

Posté le 13.05.2008 par bolivarrennais

Fëte des meres a la mona

Posté le 13.05.2008 par bolivarrennais
Aprés des jours un peu difficile à playa tortuga, comme vous avez pu le constater dans le précédent billet, la petite musique de la vie a repris, et d'une manière bien belle...
samedi, nous sommes parti avec raphaela direction la mona, où nous sommes très attendu, ca fait deux jours que raphaela me parle de la fameuse journée de dimanche où nous allons aller nous baigné dans la rivière... En attendant, il faut grimper, nous marchons sous un soleil de plomb, il est midi et la pente est raide, la question est alors de savoir si nous allons arriver vivants... 1h et demi plus tard, nous y voilà, nous sommes trempés, un peu brûlés par le soleil mais nous y sommes! Enfin, ça fait trois semaines qu'on attend ce moment, nelly et anna nous ont enfin laissé sortir et nous sommes heureux. Nous sommes dans la maison dans laquelle vit rafaela, elle est toute petite, ils y vivent à 11, en attendant la cuisine sent bien bon, et j'ai faim... on nous installe une table dehors et on nous sert du riz avec du poulet, on a trois fois plus de viande dans nos assiettes qu'eux mais à part ça, tout va bien...ils ont tellement peur que l'on ne soit pas bien qu'ils nous gavent pendant trois jours...

Nous dormons chez elionei et yosmal, chez qui nous sommes accueillis comme des rois... Enfin, en passant, nous avons vu elionei au bar mais rafa n'a pas voulu que l'on s'y arrête, c'est pas grave, on y revient une heure plus tard... En fait barbiche est parti avant et je le rejoins, Yosmal est pas hyper contente que j'y aille mais bon, y'a de la salsa et de la bière, je ne peux pas résister...
J'ai raison d'y aller, je débarque au milieu de tous ces hommes, il n'y a bien sur pas de femme et tous m'assurent qu'il n'ont jamais rien vu d'aussi beau que moi, et que je suis « muy bonita », ça fait certes du bien au moral, mais au bout d'une demi heure, c'est un peu lourd, barbiche est mort de rire de me voir la bière à la main au milieu de tous ces « prétendants », au bout d'une grosse heure, elionei me dit qu'il faut y aller, que yosmal attend etc...pas de chance, au moment où on y allai, elle vient nous chercher, elle ne croira pas que l'on partait et tandis qu'elionei et barbiches (aussi soûl l'un que l'autre) tchatche à l'arrière j'ai droit à une leçon de morale comme quoi il faut que je fasse attention et tout ça.... enfin, on rentre...

Après une soirée où l'on discute un peu avec elionei du fait que l'on est pas pu venir avant, que nelly et anna ne veulent pas que l'on assiste aux assemblées de citoyens, de la révolution et de tout ça, on part se coucher, demain il ferra jour de bonne heure et de bonheur et surtout avec du bruit...
on se lève à 7h, et puis a 9h, nous voilà parti, les gens de buena vista (le village d'à coté) sont là, les mules sont chargées de bouffe, de marmite, de quelque poules, les gosses courent partout, on peut y aller...

Après une demi heure de descente, nous voilà au fameux rio dont on nous a tant parler, un petit coin de verdure magnifique, avec de l'eau, une petite cascade, c'est superbe, à peine arrivés, les gamins sont déjà dans l'eau. On attache les mules, on fait des feu sur le bord, les poules chopées au hasard on bientôt les pâtes en l'air et la gorge ouverte... pas de pitié pour la fête des mères. Tout le monde se met à peler les légumes et tout pour faire à manger, ça plume les poules c'est assez folklo tout ça... trois heures plus tard, les 6 énormes marmites de soupe sont prêtes, les 60 personnes qui étaient là se mettent « à table », les fesses dans l'eau et l'assiette dans la rivière pour que ca refroidisse plus vite, c'est bon, très bon....
mieux que le parc asterix! Ces gens là sont tellement riches d'amour, ils s'offrent le luxe de passer une journée avec leurs mômes à la riviere, avec le village, pour le plaisir d'etre ensemble et de partager...
on passe la journée là, à regarder le temps qui coule, c'est si bon...

Malheureusement, il faut repartir le lendemain, laisser yosmal qui nous garderai bien, et moi qui suis si bien ici, rester ici, avec le soleil, le temps, les enfants qui jouent partout, les sourires, les ventres bien pleins mais pas tant que leurs coeurs... ils nous font confiance, peut etre même nous aiment ils, ils en sont capables, eux...
viendra ensuite le temps de la reflexion sur notre monde occidental « développé », où on est tous des paralysés de l'amour, des handicapés du sentiment, mais avec l'eau courante, des déposédés du temps, mais pas du frigo ,on peut pas avoir les deux, choisi ton camp camarade!
L'univers de la mona est tellement prés dans le temps dans le contact et dans le coeur, mais tellement loin parfois... je ne sais pas, ou pas bien... j'ai envie de dire ENCORE, ça fait tellement de bien de partager une arepa avec eux, qui savent ouvrir leur porte comme leur coeur...

Fëte des meres a la mona

Posté le 13.05.2008 par bolivarrennais
Aprés des jours un peu difficile à playa tortuga, comme vous avez pu le constater dans le précédent billet, la petite musique de la vie a repris, et d'une manière bien belle...
samedi, nous sommes parti avec raphaela direction la mona, où nous sommes très attendu, ca fait deux jours que raphaela me parle de la fameuse journée de dimanche où nous allons aller nous baigné dans la rivière... En attendant, il faut grimper, nous marchons sous un soleil de plomb, il est midi et la pente est raide, la question est alors de savoir si nous allons arriver vivants... 1h et demi plus tard, nous y voilà, nous sommes trempés, un peu brûlés par le soleil mais nous y sommes! Enfin, ça fait trois semaines qu'on attend ce moment, nelly et anna nous ont enfin laissé sortir et nous sommes heureux. Nous sommes dans la maison dans laquelle vit rafaela, elle est toute petite, ils y vivent à 11, en attendant la cuisine sent bien bon, et j'ai faim... on nous installe une table dehors et on nous sert du riz avec du poulet, on a trois fois plus de viande dans nos assiettes qu'eux mais à part ça, tout va bien...ils ont tellement peur que l'on ne soit pas bien qu'ils nous gavent pendant trois jours...

Nous dormons chez elionei et yosmal, chez qui nous sommes accueillis comme des rois... Enfin, en passant, nous avons vu elionei au bar mais rafa n'a pas voulu que l'on s'y arrête, c'est pas grave, on y revient une heure plus tard... En fait barbiche est parti avant et je le rejoins, Yosmal est pas hyper contente que j'y aille mais bon, y'a de la salsa et de la bière, je ne peux pas résister...
J'ai raison d'y aller, je débarque au milieu de tous ces hommes, il n'y a bien sur pas de femme et tous m'assurent qu'il n'ont jamais rien vu d'aussi beau que moi, et que je suis « muy bonita », ça fait certes du bien au moral, mais au bout d'une demi heure, c'est un peu lourd, barbiche est mort de rire de me voir la bière à la main au milieu de tous ces « prétendants », au bout d'une grosse heure, elionei me dit qu'il faut y aller, que yosmal attend etc...pas de chance, au moment où on y allai, elle vient nous chercher, elle ne croira pas que l'on partait et tandis qu'elionei et barbiches (aussi soûl l'un que l'autre) tchatche à l'arrière j'ai droit à une leçon de morale comme quoi il faut que je fasse attention et tout ça.... enfin, on rentre...

Après une soirée où l'on discute un peu avec elionei du fait que l'on est pas pu venir avant, que nelly et anna ne veulent pas que l'on assiste aux assemblées de citoyens, de la révolution et de tout ça, on part se coucher, demain il ferra jour de bonne heure et de bonheur et surtout avec du bruit...
on se lève à 7h, et puis a 9h, nous voilà parti, les gens de buena vista (le village d'à coté) sont là, les mules sont chargées de bouffe, de marmite, de quelque poules, les gosses courent partout, on peut y aller...

Après une demi heure de descente, nous voilà au fameux rio dont on nous a tant parler, un petit coin de verdure magnifique, avec de l'eau, une petite cascade, c'est superbe, à peine arrivés, les gamins sont déjà dans l'eau. On attache les mules, on fait des feu sur le bord, les poules chopées au hasard on bientôt les pâtes en l'air et la gorge ouverte... pas de pitié pour la fête des mères. Tout le monde se met à peler les légumes et tout pour faire à manger, ça plume les poules c'est assez folklo tout ça... trois heures plus tard, les 6 énormes marmites de soupe sont prêtes, les 60 personnes qui étaient là se mettent « à table », les fesses dans l'eau et l'assiette dans la rivière pour que ca refroidisse plus vite, c'est bon, très bon....
mieux que le parc asterix! Ces gens là sont tellement riches d'amour, ils s'offrent le luxe de passer une journée avec leurs mômes à la riviere, avec le village, pour le plaisir d'etre ensemble et de partager...
on passe la journée là, à regarder le temps qui coule, c'est si bon...

Malheureusement, il faut repartir le lendemain, laisser yosmal qui nous garderai bien, et moi qui suis si bien ici, rester ici, avec le soleil, le temps, les enfants qui jouent partout, les sourires, les ventres bien pleins mais pas tant que leurs coeurs... ils nous font confiance, peut etre même nous aiment ils, ils en sont capables, eux...
viendra ensuite le temps de la reflexion sur notre monde occidental « développé », où on est tous des paralysés de l'amour, des handicapés du sentiment, mais avec l'eau courante, des déposédés du temps, mais pas du frigo ,on peut pas avoir les deux, choisi ton camp camarade!
L'univers de la mona est tellement prés dans le temps dans le contact et dans le coeur, mais tellement loin parfois... je ne sais pas, ou pas bien... j'ai envie de dire ENCORE, ça fait tellement de bien de partager une arepa avec eux, qui savent ouvrir leur porte comme leur coeur...

depression sous les cocotiers

Posté le 13.05.2008 par bolivarrennais
Ce soir, ça va pas, pourquoi se voiler la face, se dire que tout est beau, qu'on est au bout du monde, et que la vie va bien, non, c'est comme ça, je sais pas, quand on dans une valse, si on trebuche, on rate trois temps, ou six, ou neuf... et puis on finit toujours par repartir... alors voilà, la petite musique de la vie est un peu en panne, envie de bouger, envie de construire, et puis des embuches, des projets qui avancent pas comme on le voudrait, des choses qui ne se font pas, des sourires qui manquent... prison dorée, playa tortuga? Un peu, certainement...
alors, j'écoute Léo Férré, au moins, je sais pourquoi ça va pas, ça fait du bien, ça pourrai faire pleurer, en tout les cas, ça remplit de quelque chose...
on attend, la nuit, avec le bruit des vagues qui se mêle à la musique...
je crois que le plus dur, c'est que c'est d'avoir le temps de penser à sa vie, à ses envies, à comment je la veux cette vie la, avec quelles couleurs, quels sourires, quels rêves, je sais pas, un peu de tout ça, qui fait du bien, qui fait mal à la gueule, c'est peut être ça que je suis venue chercher... toujours est-il que j'ai envie de casser la bulle, pour vaincre le moment et recommencer à danser, un peu, beaucoup, toujours, tant que je n'aurai pas mal aux pieds...

Plastique partout, justice nulle part!!!!

Posté le 06.05.2008 par bolivarrennais
Bouteille plastique et prothèse mammaire sont le lot quotidien au Venezuela, inutile de vous dire que l'écologie et le féminisme, deux choses qui ne me sont pas tout à fait étrangères sont mises à mal...

Au Venezuela, tout se jette partout par terre, c'est comme ça, c'est « normal », ah oui, on appelle ça la différence culturelle, j'avais oublié! Sur la péninsule de paria, il n'y a pas de système de ramassage des déchets, résultat des ordures partout, c'est immonde, y'a des espèces de décharges, autrement dit, une grande pente qui part de la route et qui arrive tout droit dans la mer, gros tas d'ordures, fumant, sur lequel viennent bouffer les vautours... Vous pouvez pas savoir ce que ça fait mal d'être obligé de s'y débarrasser d'une bouteille de rhum (au hasard!)
et puis, notre page, magnifique, comme une carte postale, sauf que pour la photo ils ont viré les bouteilles plastiques, pairs et autres merdes en tout genre, parce que là, à chaque marée c'est l'Erika à playa tortuga, chaque fois, des trucs qui arrivent, et qui viennent parfaire la carte postale, les boules, et puis les gens du bled d'à coté qui viennent pic-niquer et qui au passage nous laisse des cadeaux sympas, du papier de bonbon à la glacière en polystyrène (jetable!), cadeau pour la mer!

Autre plastique, leur seins, ah ils sont beaux, mais bon, tout ce qui brille n'est pas d'or comme on dit... déjà, je trouve que la poitrine des venezueliennes est en moyenne plus développée que celle de leurs consoeurs françaises (d'aprés un échantillon représentatif de la population, bien entendu), mais là, elle en font rajouter, beaucoup, c'est à dire qu'à 16 ans, dans les familles un peu friquées, la demoiselle reçoit comme cadeau une opération pour se faire re-faire les seins, merci! C'est tellement monnaie courante, surtout en ville, que dans le métro à Caracas, il y a une pub pour un centre qui opère, mais alors tout, en plus, en ce moment, ils font des promos sur les prothèse mammaire, 300€ la paire, qui dit mieux? À ce prix là, j'en prendrai bien 4 tant qu'à faire!

Non, faut pas déconner,je veux bien, je suis ringarde, ethnocentrée, ou jalouse, c'est comme vous voulez, mais là ça va un peu loin... C'est le grand déballage, à celle qui en montrera le plus... Donc voilà, elles sont toutes très jolies et très vulgaires, assujetties au désir des hommes, l'injonction à avoir des gros seins pour satisfaire ses messieurs et en plus, ils osent dire que le Venezuela est un pays très libéré sexuellement, on est pas tous d'accord... Puis, viens l'injonction à la procréation, très important l'obligation formelle d'être mère... Alors, voilà, ici, il y a des femmes qui ont jusqu'à 18 gosses, dans une seule vie! Faut dire qu'elles commencent tôt, 12 ou 13 ans à la campagne, on nous a même parler d'une nana qui à 13 ans en avait 5, on sait toujours pas comment c'est possible...

Allez, c'est bon, ça va beaucoup mieux, j'ai poussé ma gueulante, je sais que les vagins d'ailleurs me comprendront, ceux d'ici, j'ai peu d'espoir, pour le moment...
Au prochain épisode : le string! Non je déconne, allez, salut les amis!

A playa tortuga.... LES JAUNES!!!!

Posté le 06.05.2008 par bolivarrennais
Je voudrai juste ici hurler mon bonheur pour ce monument, cette legende qu'est le club de mon coeur... Jai pas chialer en apprenant la nouvelle, mis le coeur y etait... Alors un dernier grand merde a cet enfoire de marchand d arme de dassault, qu il creve etouffe par son pognon, fermons les yeux sur tout ce qui peut nous degoutter dans ce monde pourri qu est le foot business, et continuons a jouir du plaisir d etre nantais...
ALLEEEEEEEEEEEEEEZ LES JAUNES!!!!

la terrasse, suite (faut lire "la terrasse" en premier...)

Posté le 06.05.2008 par bolivarrennais

Et oui.. se plaindre dans un endroit paradisiaque… le comble du fumiste, non ? Donc, je vais pas me plaindre, ce que je fais ici est une expérience proprement incroyable, c’est une chance incroyable de pouvoir travailler sur quelque chose qui correspond tant à mes idées, à mes envies… Mon premier taf, ici au Vénézuéla ça a été de faire un reportage photo pour le congrès d’un Frente Nacional Comunal. Ensuite j’ai fait un atelier sur la commune de Paris pour la coopérative de formation de la mancommunidad. En le faisant, je me suis d’ailleurs rendu compte que l’organisation décrite correspondait exactement à celle des Conseils Communaux. Au début, je devais monter un dispositif de « controllaria sociale », c'est-à-dire auto évaluation. Bref un truc qui me permettait d’aboutir dans pas mal d’envie, qui passe par l’auto critique permanente réalisée par les acteurs eux même. Ca collait parfaitement, le cycle du pouvoir communal se termine par la controllaria social qui ré impulse la dynamique. Analyser pour comprendre ses erreurs, les admettre et ré impulser.
Mais voila la Mancommunidad, c’est une organisation. L’assemblée de citoyens de chaque communauté qui élisent des portes paroles qui vont à l’assemblée de la Mancomunidad, qui à leur tour élisent trois porte parole de la MC. Bien entendu les trois portes paroles sont les deux ingénieures et un de leur homme de confiance. Nelly et Ana. Un couple. Ca fait au moins 4O ans qu’elles se suivent, des études aux usa, en passant par la république dominicaine et caracas. Va savoir si elles couchent ensemble. Ca ferait d’elles un couple ? Parce que sinon ça ne l’est pas ?...
Bref, elles font un travail de malade, le projet de développement de la MC correspond effectivement à ce que j’appellerai un projet socialiste libertaire. C’est bien fait, les gens sont formés, pratiquent, les communautés sont si petites qu’il est effectivement possible de pendre des décisions au consensus. Et en même temps, ces deux femmes sont complètement paranos. Elles flippent de tout, peut être avec raison, elles ont déjà eu pas mal d’emmerde (en gros la MC est une expérience pilote de commune autogérée, autant dire que les maires et autre partisans d’une démocratie participative, où les mairies s’appuient sur le pouvoir populaire pour gouverner mais garde sa place incontournable, bref les refomistes, sont pas vraiment chaud pour que l experience fonctionne…) Bref, on peut pas invite de potes parce que si les militaires passent ici ils vont vs arrêtez, on peut pas aller au bled d’a côte parce que c’est des trafiquants de coke, etc, etc… Et du coup leur paranoïa se retrouve dans leur « gestion de la MC ». Q’on s’entende bien, elles sont élues, révocables et font, je le pense sincèrement pour le mieux de l’intérêt de la communauté. Un peu comme des mamans qui protègeraient leurs petits paysans, illettrés et naïfs.
Bref, l’autre jour, j’avais demandé à des portes paroles de buena vista si on pouvait aller chez eux pendant deux jours, parce que je voulais voir l’assemblée de citoyen. Ils sont d’accord, mais Nelly intervient et s’oppose puisque je n’ai pas demander m’autorisation à la MC. J y suis déjà aller, pourtant, mais elle a peur que je puisse entendre des choses qui me donneraient une fausse vision de la MC. Une fausse vision. « Il y a une vérité de la MC, c’est celle là que tu dois reproduire… j’enrage. Je perds toute autonomie. Aussi bien intellectuelle que de mes agissements. Je vis chez elles étudie dans « leur » MC…
Je supporte de moins en moins ces abus de pouvoir. Que des gens me dictent ma conduite. Je suis pas près de me calmer, cette expérience là ne fait qu’en rajouter une couche. Même avec les meilleures intentions, je vomis les gens qui m’ordonnent. Qu’ils m’expliquent, me conseillent.. mais pas qu’ils m’ordonnent..
Le paradis sans chaleur humaine. Je vous assure c’est dur. On ne mange plus jamais avec elle, il y a comme un climat de défiance, pesant, continu. Continuellement tout les deux, on ne parle pas espagnol, ne rencontrent personne… Heureusement que Fanny est la et qu’on s’entend vraiment bien…
Un peu dur quoi, mais en même temps, un sorte de bonheur quotidien, diffus, rend les choses tellement plus arrangeables… La je dois écrire un bouquin sur la MC, comme c’est une expérience pilote, faire une sorte d’évaluation. En racontant pas trop ce qui fâche…
C’est dur, ce ne sera pas l’expérience épanouissante et hautement jouissive que j’attendais. Mais j’apprends, et finalement ne suis quand même pas trop malheureux…loin de la !!!
Je vous embrasse, Antoine

PS : il est dix heures moins dix ; je vais aller me coucher pour pouvoir aller faire les courses et vous publiez ce mail à d’heures d’ici, à Carupano. Lever. 5h.

la terrasse

Posté le 06.05.2008 par bolivarrennais

En fond le bruit de la mer, incessant, qui te berce même la nuit quand tu dors, et puis la masse imposante des palmiers, géants inaccessibles.
Trois poteaux blancs qui soutiennent le toit en ferraille et au coin, la haut la lampe.
Elle éclaire la serviette de plage, étendue sur le rebord bleu, soutenu par des piliers oranges.
Accroché au toit, un perroquet en bois, rouge avec des plumes vertes et bleu se balance sur son arceau. Juste à côté, mon drap que j’ai lavé cet après midi sèche, en pleine nuit, sur un fil a linge rouillé, qui le tachera, le drap regroupé au milieu du fil instable.
Tiens, d’ailleurs, le drap que j’avais lavé et mis à sécher sur le lit métallique pliable que je ne peux souffrir s’est cassé la gueule. Le chat s’en fout bien, lui en train de dormir sur le cahier sur la chaise. J’aime bien ce chat, en fait je crois que je rêverai d’être un chat. Rien que pour la manière dont ils arrivent à s’étirer au soleil…
Ensuite la table, sur laquelle je travaille chaque jour. J’y mange, j’y bois, j’y discute, c’est mon chez moi, ici au Vénézuéla.
La table donc, avec mon ordi, incongru au milieu de tant de simplicité. Des paquets de Belmont, les cigarettes locales, un plat d’arepas (des galettes de blé et d’eau), que Fanny a fait cuir au feu de bois, vu que notre bonbonne de gaz s’est éteinte ce matin. D’ailleurs, il y en a plus, pénurie de gaz !!! va falloir attendre jeudi, esperemo (ce qui veut dire aussi bien, attendons qu’espérons, qui ont finalement la même signification ici…).
Revenons à notre table. Un citron pressé, avec le pot de sucre et la cuillère, mon verre au milieu de tout ça. La bouteille de rhum est pas loin… A côté de mon ordi, un bouquin, l’idéologie et l’utopie de Paul Ricoeur, passionnant mais quand même un peu hard, je l’ai commencé tout à l’heure, sur la plage…
Je jette un dernier coup d’œil autour de moi, aperçois deux noix de coco, posées en vrac ; qu’un type du bled d’à côté venu se baigner sur la plage en bas, nous a offert après être grimpé sur le cocotier, à 15 m de hauteur…
Bref, le paradis… Et pourtant, ce paradis, vide de gens, vide de rencontre et tout simplement de vie commence à nous être pesant. Le paradis sans chaleur humaine…
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