Bouteille plastique et prothèse mammaire sont le lot quotidien au Venezuela, inutile de vous dire que l'écologie et le féminisme, deux choses qui ne me sont pas tout à fait étrangères sont mises à mal...
Au Venezuela, tout se jette partout par terre, c'est comme ça, c'est « normal », ah oui, on appelle ça la différence culturelle, j'avais oublié! Sur la péninsule de paria, il n'y a pas de système de ramassage des déchets, résultat des ordures partout, c'est immonde, y'a des espèces de décharges, autrement dit, une grande pente qui part de la route et qui arrive tout droit dans la mer, gros tas d'ordures, fumant, sur lequel viennent bouffer les vautours... Vous pouvez pas savoir ce que ça fait mal d'être obligé de s'y débarrasser d'une bouteille de rhum (au hasard!)
et puis, notre page, magnifique, comme une carte postale, sauf que pour la photo ils ont viré les bouteilles plastiques, pairs et autres merdes en tout genre, parce que là, à chaque marée c'est l'Erika à playa tortuga, chaque fois, des trucs qui arrivent, et qui viennent parfaire la carte postale, les boules, et puis les gens du bled d'à coté qui viennent pic-niquer et qui au passage nous laisse des cadeaux sympas, du papier de bonbon à la glacière en polystyrène (jetable!), cadeau pour la mer!
Autre plastique, leur seins, ah ils sont beaux, mais bon, tout ce qui brille n'est pas d'or comme on dit... déjà, je trouve que la poitrine des venezueliennes est en moyenne plus développée que celle de leurs consoeurs françaises (d'aprés un échantillon représentatif de la population, bien entendu), mais là, elle en font rajouter, beaucoup, c'est à dire qu'à 16 ans, dans les familles un peu friquées, la demoiselle reçoit comme cadeau une opération pour se faire re-faire les seins, merci! C'est tellement monnaie courante, surtout en ville, que dans le métro à Caracas, il y a une pub pour un centre qui opère, mais alors tout, en plus, en ce moment, ils font des promos sur les prothèse mammaire, 300€ la paire, qui dit mieux? À ce prix là, j'en prendrai bien 4 tant qu'à faire!
Non, faut pas déconner,je veux bien, je suis ringarde, ethnocentrée, ou jalouse, c'est comme vous voulez, mais là ça va un peu loin... C'est le grand déballage, à celle qui en montrera le plus... Donc voilà, elles sont toutes très jolies et très vulgaires, assujetties au désir des hommes, l'injonction à avoir des gros seins pour satisfaire ses messieurs et en plus, ils osent dire que le Venezuela est un pays très libéré sexuellement, on est pas tous d'accord... Puis, viens l'injonction à la procréation, très important l'obligation formelle d'être mère... Alors, voilà, ici, il y a des femmes qui ont jusqu'à 18 gosses, dans une seule vie! Faut dire qu'elles commencent tôt, 12 ou 13 ans à la campagne, on nous a même parler d'une nana qui à 13 ans en avait 5, on sait toujours pas comment c'est possible...
Allez, c'est bon, ça va beaucoup mieux, j'ai poussé ma gueulante, je sais que les vagins d'ailleurs me comprendront, ceux d'ici, j'ai peu d'espoir, pour le moment...
Au prochain épisode : le string! Non je déconne, allez, salut les amis!